Magnolias à l’aquarelle

Cette semaine je vous propose de peindre des magnolias. C’est un arbre que je trouve totalement fascinant : faire d’aussi belles fleurs après l’hiver, c’est presque magique.

Magnolias, Uppsala

Mon image de référence ne date pas de cette année. Comme vous pouvez vous en douter, ici, à Stockholm, les magnolias ne sont pas encore en fleur pour le moment. J’ai donc fouillé ma bibliothèque d’image et trouvé cette jolie photo de magnolias provenant du jardin botanique d’Uppsala. Je n’ai pas de croquis à vous montrer, je n’en ai pas fait pour cette aquarelle. Et je n’ai pas de précédente version non plus, je ne les ai pas retrouvé dans mes archives…

Cette aquarelle que je vous présente en vidéo aujourd’hui est ma première aquarelle de magnolias réussie. C’était un peu un challenge de tenter cette vidéo sans essai préalables, mais je crois que cela a payé ! Le plus difficile dans ce sujet est d’associer rose, blanc, et bleu sans faire cul-cul ou fade. Mon astuce a été d’éviter de mélanger le bleu céruléen et la laque de garance rose. Le violet obtenu a beau être très joli, il manque tout de même de relief et de présence pour mettre en valeur notre sujet. Mais par contre, le fait d’ajouter le bleu de lune à ma palette m’as permis de donner du relief à l’ensemble et d’avoir des mélanges de couleurs beaucoup plus intéressant. C’est un bleu qui se marie très bien avec le bleu céruléen. Beaucoup plus sombre, mais avec le même pouvoir de granulation.

Magnolias à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Rosemary & Co série 39 1/2″.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu céruléen (Daniel Smith), Or de quinacridone (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Bleu de lune (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Crayons aquarellables

Si il y a une chose que j’aime faire avec l’aquarelle, c’est expérimenter. Et ça faisait quelques temps que je ne vous avais pas parlé d’expérimentation ! Cette semaine, je vous propose donc de découvrir les crayons aquarellables.

Mon image d’inspiration n’a pas beaucoup d’importance, mais si jamais si ça vous intéresse, la voici ci-dessus. Ce sont des petites anémones, les premières fleurs à apparaître par-ici ! Mais le sujet principale de ma vidéo cette semaine, cela reste les crayons aquarellables. Pendant très longtemps, je ne les ai pas aimés, mais c’était surtout parce que je ne comprenais pas l’utilité des ces crayons.

Je le précise dans ma vidéo, mais je vais le redire ici : n’achetez pas les boîtes de crayons aux couleurs présélectionnées. Sauf si, bien sûr, ce sont des couleurs qui vous parlent ! Comme les crayons ne sont pas facilement miscibles entre eux, il n’y a pas de possibilité de créer des mélanges de couleurs en partant de couleurs primaires. C’est pour cette raison que je vous recommande d’acheter (si vous êtes intéressé par ce genre d’outil bien sûr !) les couleurs qui vous plaisent et qui vous parlent. Cela peut être des couleurs que vous utilisez souvent (moi par exemple j’ai choisi le bleu indanthrène) ou des couleurs qui se rapprochent des mélanges de couleurs que vous utilisez le plus souvent (le vert chromium opaque pour ma part). Je me suis donc créées ma palette de couleurs avec des couleurs que je suis sûr d’utiliser et depuis, c’est un outil que j’utilise beaucoup plus souvent !

J’utilise les crayons aquarellables principalement lors de mes croquis, car ils ajoutent de l’énergie et de la texture intéressante. Pour l’instant, je ne les ai pas utilisé pour de plus grandes et plus abouties aquarelles, mais c’est quelques chose que je n’exclue pas.

Crayons aquarellables en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceau : Escoda aquario nº18.
Papier : Saunder Waterford grain torchon 190g/m2.
Couleurs : Bleu d’indanthrène (Sennelier), Jaune Maya (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Terre de sienne brûlée (Schmincke), Or de quinacridone (Daniel Smith).
Crayons Albrecht Dürer (Faber-Castell) : Jaune de Naples, Terre verte, Vert chromium opaque, Violet Caput Mortuum, Brun Van Dyck.

Et voici mon croquis terminé (cliquez pour agrandir) :

Pinceaux naturels versus synthétiques

Cette semaine je m’attaque à un gros débat : pinceaux naturels ou synthétiques.

La majorité des aquarellistes vous diront que les seuls pinceaux utilisables pour l’aquarelle sont ceux en poils naturels (écureuil et marte principalement). Et j’ai été moi-même influencée dans cette direction. Effectivement ce sont des pinceaux excellents. Mais leur principal défaut est le prix. Pour parer à ça, de plus en plus de marque proposent des pinceaux en poils synthétiques. Et d’ailleurs, parfois, ils ne sont pas beaucoup moins cher !

Pinceaux naturel versus synthétique
Au dessus Escoda Aquario (naturel), en dessous Jackson’s Raven (synthétique)

Mes pinceaux sont assez variés en forme, taille et qualité de poils, mais j’utilise beaucoup plus souvent mes pinceaux en poils naturels. Essentiellement parce qu’ils sont particulièrement doux et peuvent contenir beaucoup d’eau. Alors j’ai voulu essayer un pinceau lavis synthétique et voir s’il pouvait remplacer, à terme, mon pinceau Raphaël 803 qui commence à fatiguer (la pointe n’est plus si pointue). Quitte à essayer, je me suis dit qu’il serait intéressant de prendre le moins cher que je trouverai. Mon choix s’est porté sur la gamme Raven de Jackson’s Art Supplies car c’est facilement accessible pour moi à Stockholm. À 16€ le pinceaux de diamètre 1,3 cm, c’est imbattable !

Alors bien sûr il y a des différences, mais rien d’insurmontable ! J’ai voulu pleinement le comparer à mon pinceau Escoda Aquario (le plus cher que je possède) en peignant la même image côte à côte. Je vous laisse regarder la vidéo pour plus de détail, mais en résumé le synthétique est un peu moins souple, il est un peu plus difficile de libérer l’eau du pinceau sur le papier, mais il fait très bien l’affaire ! C’est un pinceau que j’utiliserai de nouveau avec plaisir, surtout en extérieur ou en voyage car il est moins fragile (et moins cher à racheter si je le perd ou l’abime !). Et j’aurai aimé connaître ce pinceau lorsque je débutais !

Comparaison de pinceaux naturels vs synthétiques en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Jackson’s Raven nº4.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu d’indanthrène (Sennelier), Or de quinacridone (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Terre de sienne brûlée (Schmincke).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Bouleaux à l’aquarelle

La vidéo de cette semaine est un peu particulière. Pas du tout de saison, mais ce thème m’a été demandé par mes élèves de mon atelier aquarelle : comment peindre des bouleaux.

Ça me fait toujours un peu drôle de parler de mon atelier aquarelle, parce que je ne me sens pas vraiment « professeur ». Je souhaite juste partager ma passion pour l’aquarelle de la même façon que ce que je peux faire sur Youtube. J’anime cet atelier depuis un an et demi et c’est une expérience formidable !

Mais revenons à nos moutons du jour, les bouleaux. J’ai choisi une scène d’automne juste parce que j’avais cette jolie photo de référence. L’image est assez simple au niveau de la composition : un arrière plan et un premier plan bien défini. Les couleurs sont typiques de l’automne avec une belle richesse dans les dorées. Quelques mois après avoir pris cette photo, j’ai réalisé un croquis très rapide dans mon carnet de croquis.

Et pour cette vidéo je n’ai eu qu’à reproduire mon croquis. La composition de mon image était faite et les couleurs étaient déjà intéressante. Je n’avais donc rien à changer, mais juste rendre cette image plus finale. J’ai soigné un peu plus l’arrière plan et je me suis surtout appliquée lors des détails sur les bouleaux. Et c’est en fait une image plutôt simple à réaliser, car même si on a l’impression que les troncs des bouleaux ont demandé beaucoup de travail, c’est en fait un simple jeu de texture qui se fait très simplement à l’aide d’un pinceau chargé de couleur, mais avec très peu d’eau.

Bouleaux à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda aquario nº18, Raphaël le « 803 » nº2, Rosemary & Co série 39 1/2″.
Papier : Canson héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu d’indanthrene (Sennelier), Or de quinacridone (Daniel Smith), Écarlate brûlé de quinacridone (Daniel Smith), Terre de sienne brûlée (Schmincke).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Tulipes colorées à l’aquarelle

Les tulipes ont été les premières fleurs que j’ai peintes à l’aquarelle ! Et je n’ai pas retenté l’expérience depuis cette première fois ! Alors cette semaine, je me lance à nouveau dans des aquarelles de tulipes.

Je n’ai pas vraiment d’image d’inspiration pour cette fois-ci. La première image ci-dessus a été un peu l’élément déclencheur, mais comme tous les bouquets de tulipes qu’on peut voir fleurir chez les fleuristes, les marchés et les supermarchés. La deuxième image est la première aquarelle que j’ai réalisé il y a de cela plus de 4 ans ! Et honnêtement, elle me semble finalement bien meilleur que dans mon souvenir ! Mais c’est tout de même un aquarelle très rigide et les éléments n’ont pas beaucoup de liant entre eux.

Comme je l’explique dans ma vidéo, j’ai eu un processus de création un peu particulier pour cette aquarelle. En partant d’une image, j’ai peins d’abord ce que je voyais (3ème image ci-dessus). Ce premier essai est loin d’être mauvais et il est même plutôt pas mal sur certains points, notamment la base des fleurs qui se fond doucement dans la tige. J’aime beaucoup cette partie là. Mais j’avais envie d’aller plus loin et de bousculer un peu mes habitudes. J’ai donc changer complètement la composition et la dynamique de l’image pour arriver à la dernière image ci-dessus.

Mais je suis encore allée plus loin et cela donne ce que vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessous. J’ai gardé la deuxième composition, mais j’ai utilisé des couleurs un peu moins réalistes mais qui quelque part, me parlaient beaucoup plus.

Tulipes colorées à l’aquarelle

Matériel utilisé :
Pinceaux : Raphaël le « 803 » nº2, Silver Brush Black velvet 1/4″ en forme de dague.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu d’indanthrène (Sennelier), Turquoise de phtalo (Daniel Smith), Or de quinachridone (Daniel Smith), Rouge winsor (Winsor & Newton), Laque de garance rose (Sennelier).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Glycine à l’aquarelle

Cette semaine, pour combattre le froid de Stockholm, j’ai décidée de peindre une photo que j’ai prise au printemps dernier d’une façade de maison avec une très jolie glycine du côté de Londres.

C’est incroyable comme beaucoup de maison dans la périphérie de Londres ont des glycines qui grimpent sur leur façade ! Ces glycines accompagnées du style anglais rendent les quartiers très charmant. Lors de mon séjour là bas, j’ai réalisé plusieurs croquis de ces façades, mais pour aujourd’hui, j’ai voulu essayer de reproduire le style que j’avais expérimenté dans une autre aquarelle de façade. Un style plus libre et plus dans la simplification des détails pour obtenir une impression plutôt qu’une image réaliste.

J’ai donc réalisé un premier essai dans un de mes carnets de croquis. J’y ai testé mes couleurs, mais aussi plusieurs éléments pour rajouter de la texture. J’ai essayé quelques marques avec des crayons aquarellables, mais aussi de rajouter de la textures avec un crayon plume et de l’encre. Les crayons aquarellables n’ont pas été très concluant cette fois-ci en particulier à cause des couleurs que j’avais qui ne correspondait pas à l’ambiance de mon croquis. Mais j’espère vous en parler plus en détail plus tard car il y a des possibilités ! J’ai été beaucoup plus convaincue par le travail à l’encre que j’ai réalisé par dessus mon aquarelle. Mais je trouve que c’est quelques chose qui fonctionne bien dans un carnet de croquis, mais je ne suis pas pour l’utilisation de cette technique dans mon aquarelle finale.

Malgré toutes ces recherches avant de réaliser mon aquarelle en vidéo, je ne les ai pas forcément utilisées. Mais elles m’ont permis d’avoir une meilleure idée de ce que je souhaitais pour mon image. J’aurai du faire un croquis plus abouti pour éviter l’erreur que j’ai faite durant cette aquarelle !

Façade et glycine à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Raphaël le « 803 » nº2, Silver Brush Black velvet 1/4″ en forme de dague.
Papier : Canson Héritage en grain torchon.
Couleurs : Bleu indanthrène (Sennelier), Vert émeraude (Schmincke), Verona gold ochre (Daniel Smith), Or de quinacridone (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Écarlate brûlée de quinacridone (Daniel Smith), Lavande (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Mimosa à l’aquarelle

Cette semaine, je tente à nouveau une vidéo en temps réel ! Et en plus je peins un sujet que je n’ai jamais peint : du mimosa.

Malheureusement je n’ai pas de photo d’inspiration à vous montrer cette semaine, puisque j’ai travailler à partir d’un bouquet que j’avais chez moi, et que j’ai oublié de prendre en photo avant qu’il fane… Mais mon inspiration est un très simple bouquet composé d’une branche de mimosa et de quelques branches d’eucalyptus. Rien d’extraordinaire, mais une belle brassée de printemps !

Comme je le mentionne dans ma vidéo, je peins ces fleurs pour la toute première fois ! Ce ne sont pas, à mon avis, des fleurs très difficiles à peindre et il faut plutôt se concentrer sur la masse et la texture plutôt que d’essayer de peindre les fleurs une à une.

Je manque un peu d’entraînement à parler et peindre en même temps. Alors j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de pose dans mon discours, mais j’espère que vous comprendrez l’idée générale ! J’ai fait quelques « erreurs » dans cette première fois. La plus importante étant le choix du jaune. Je me suis lancée sans trop réfléchir (ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose en soi), et j’ai pris le premier jaune que j’avais sous la main, c’est à dire du jaune Winsor foncé. Et il s’est avéré qu’il est trop chaud. J’ai même l’impression qu’il se réchauffe encore plus en séchant ! Mais après avoir bien étudié mon mimosa, ce n’est pas un jaune très chaud qui compose les fleurs mais plutôt un jaune neutre, voir un tout petit peu froid. En tout cas, dans une seconde tentative (ci-dessous), j’ai utilisé un jaune un peu plus froid : le Jaune Maya (Daniel Smith).

Mimosa à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Raphaël le « 803 » nº2, Silver Brush Black velvet 1/4″ en forme de dague.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu Indanthrène (Sennelier), Vert émeraude (Schmincke), Jaune winsor foncé (Winsor & Newton), Or de quinacridone (Daniel Smith), Terre de sienne brûlée (Schmincke).

Et voici l’aquarelle terminée (Cliquez pour agrandir) :

Forêt en hiver à l’aquarelle

Cette semaine je change un peu de sujet et je laisse les fleurs de côtés, mais pas la neige ! Voici donc une aquarelle représentant une forêt en hiver.

Mon image de référence représente donc une forêt avec un rayon de soleil et encore quelques traces de neige. Beaucoup d’informations, mais surtout une jolie atmosphère. Le défi à relever ici, c’est ce rayon de soleil qui défini toute l’atmosphère de l’image. Comment garder cette zone lumineuse ?

Pour une fois, comme les contrastes clair/foncés sont très important, j’ai réalisé tout d’abord une étude de valeur. En utilisant une seule couleur, indigo, j’ai recrée cette scène de forêt en essayant de garder les zones claires, claires, et les zones foncées, foncées. C’est assez facile à faire, et cela permet d’avoir un premier aperçu des choses à faire attention dans cette image. C’est aussi un bon moyen d’identifier les zones qui peuvent être simplifier sans perdre de sens pour l’image.

Puis dans un deuxième temps, j’ai réalisé la même étude, mais en couleur. C’est utile pour sélectionner les couleurs souhaitées et voir si la composition fonctionne. J’ai pu donc me rendre compte, dans cette deuxième étude, que pour que l’atmosphère fonctionne, il faut que les zones d’ombres soit bien foncées et de couleur froide et les zones claires, bien chaudes. Ce contraste chaud/froid est très important pour donner cet effet rayon de soleil dans mon image.

Et grâce à tout se travail en coulisse, l’aquarelle que je réalise en vidéo a été très facile à réaliser. Je savais exactement où j’allais et je n’avais pour ainsi dire que très peu d’hésitation en cours de route.

Une forêt en hiver à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Rosemary & co série 39 1/2″.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu céruléen (Daniel Smith), Bleu indanthrene (Sennelier), Verona gold ochre (Daniel smith), Or de quinacridone (Daniel Smith), Écarlate brûlée de quinacridone (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Jacinthes givrées à l’aquarelle

Encore des fleurs cette semaine ! Eh oui, c’est l’hiver, j’ai beaucoup moins d’inspiration et je m’appuie sur mon stock de photo pour essayer de booster mon inspiration. Cette fois-ci, j’ai choisi une photo représentant des jacinthes givrées.

Mon image de référence est une image assez compliquée avec beaucoup d’informations sur l’image. Toutes ces informations ne sont pas nécessaire à la compréhension, mais il faut savoir lesquelles enlever pour simplifier efficacement. C’est dans cette optique que j’ai réalisé plusieurs études. Sur ma première tentative, j’ai essayé de peindre le plus d’information possible. Et il en résulte un fouillis conséquent. Mais j’ai pu voir que finalement l’arrière plan n’était pas forcément nécessaire.

Et de cette première expérience, j’en ai tiré ma deuxième tentative. L’image est déjà plus intéressante, plus facile à lire. Et je pense qu’on y reconnaît mieux les jacinthes de départ. Par contre, en voyant ce deuxième essai, il y a deux points qui peuvent être améliorer. Premièrement, la tige des jacinthes n’est pas nécessaire (à mon goût) pour une bonne compréhension de l’image. Deuxièmement, les parties plus sombres ont été traitées avec de la teinte neutre qui « tue » mes nuances de bleues. Cela a pour effet de rendre toutes les parties sombre just inintéressantes et plates.

J’en viens donc à ma troisième tentative, celle en vidéo. La simplification est peut-être un peu extrême, mais elle a l’avantage, ici, d’établir une ambiance. Plus d’arrière plan, plus de tige, pas d’autres informations finalement que mes fleurs.

Jacinthes givrées à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Escoda Reserva nº6, Raphaël le « 803 » nº2, brosse à dent.
Papier : Saunders Waterford rough
Couleurs : Bleu céruléen (Daniel Smith), Bleu d’indanthrène (Sennelier), Verona gold ochre (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Crayon à la cire blanc Neocolor (Caran d’Ache), Feutre acrylique blanc opaque (Posca).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Primevères à l’aquarelle

Pour cette semaine, je reste dans le thème du printemps, ou plutôt la transition vers le printemps avec ce bouquet de primevères émergeant de la neige.

Mon image d’inspiration (merci Maman) est plutôt simple. Le sujet, les primevères, est bien délimité et est comme encadré de neige. Cela semble une image facile à peindre et sans prise de tête. Et pourtant. J’ai eu tellement de mal avec cette image ! D’abord les valeurs de mes couleurs m’ont posé problèmes. Dans une première étude, j’ai essayé de reproduire les couleurs que je voyais dans mon image. Mais ce sont des fleurs plutôt sombres sur fond sombre. Sombre + sombre = absence de contraste et une image totalement éteinte. Il y a une leçon à tirer de cela : il faudrait que je fasse plus souvent des études de valeurs avec une seule couleur !

Dans un deuxième essai, c’était ma composition qui me posait problème. En même temps je l’ai un peu cherché en peignant un sujet plutôt carré dans un format rectangulaire ! Et même si ce problème de composition ne saute pas forcément aux yeux, il est tout de même problématique car je perd ce qui liait les fleurs entre elles. Il n’y a plus de dynamique en quelque sorte.

Et malheureusement ma dernière tentative ne combine pas tous les bons points des étapes précédentes. Je fais encore des erreurs dans la composition et il manque toujours un petit quelque chose ! Même si je ne suis pas satisfaite de résultat pour le moment, je ne vais pas faire plus de tentative avant quelques temps. Je vais passer à autre chose et y revenir plus tard. Et peut-être qu’une fois ma frustration évacuée, je pourrai enfin peindre ce que j’ai en tête pour cette image.

Primevères à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Silver Brush Black velvet 1/4″ forme de dague, Raphaël le 803 nº2, Raphaël 903 nº12.
Papier : Arches grain torchon.
Couleurs : Bleu d’indanthrene (Sennelier), Or de quinacridone (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Bleu de lune (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :