Carnets aquarelle

La semaine dernière, je me suis fabriqué un carnet aquarelle et je me suis dit que ça pourrait vous aussi vous intéresser et j’en profite donc pour vous parler des mes carnets aquarelle !

Photo de mes différents carnets aquarelle.

Mes anciens carnets

J’utilise mes carnets le plus souvent pour garder en mémoire un lieu où je suis allé ou des objets que je trouve intéressant. Mais je les utilise aussi pour tester une approche différente, tester des effets, tester des couleurs… Et je suis donc à la recherche du carnet idéal. Les deux points les plus importants pour moi étant la forme (et la taille) et la qualité du papier. Je veux que mon carnet rentre dans mon sac sans problème et que le papier se comporte comme le papier aquarelle que j’utilise le plus souvent. Et ces deux éléments sont assez difficile à trouver !

Carnet Moleskine

Exemple d'aquarelle dans le carnet Moleskine

J’ai commencé faire des croquis à l’aquarelle en mars 2016 sur un carnet Moleskine. Il est parfait pour faire un croquis à l’encre et ensuite le colorer à l’aquarelle. Mais les effets de mouillé sur mouillé ou les fondus sont très difficiles à avoir. Je n’arrive pas à faire beaucoup de couche de couleurs, car les pigments sont réactivés presque à chaque coup de pinceau. C’est un carnet assez résistant et la forme est parfaite pour rentrer dans mon sac.

Carnet fait-main

Exemple d'aquarelle sur un carnet fait main avec du papier Bockingford

Mon deuxième carnet a été un carnet fait-main que j’ai fabriqué durant l’été 2016. Et il n’est toujours pas fini… Principalement parce que je n’aime pas le papier que j’ai choisi. C’est un papier fabriqué par St Cuthberts Mills de la gamme Bockingford. Il est en cellulose et se comporte donc de manière étrange (à mon goût) par rapport à un papier 100% coton. Il sèche par exemple très vite et des « fleurs » de pigments peuvent très vite arriver. C’était mon premier carnet fait main, la technique laisse donc un peu à désirer, mais il est encore entier après deux ans !

Carnet HandBook Journal Co

Exemple d'aquarelle dans le carnet Handbook Journal Co

Mon troisième carnet est très similaire au Moleskine, mais il est de la marque HandBook Journal Co et c’est le Travelogue. J’aime beaucoup la couverture recouverte de tissus même si ça n’a rien à voir avec la qualité du carnet en général. Il est lui aussi très résistant et le papier et un tout petit peu meilleur que le Moleskine. Si jamais je devais racheter un carnet aquarelle pour travailler le dessin, ce serait lui sans hésiter. Mais il est, hélas, assez difficile à trouver.

Carnet Khadi Paper

Exemple d'aquarelle dans le carnet Khadi Paper.

Et nous arrivons donc à mon avant dernier carnet et celui que j’utilise en ce moment : un carnet Khadi Paper. C’est une carnet avec du papier aquarelle fabriqué en Inde. Il est 100% coton et c’est le carnet avec le meilleur papier que je possède. Je peux peindre de la même façon que sur un papier aquarelle normal et j’obtiens des effets similaires. La seule remarque que je pourrai faire est que je n’arrive pas tout le temps à obtenir des traits très fins : les pigments ont tendances à s’étaler dans le papier. Mais son gros désavantage est sa taille. Il a juste un centimètre de trop pour rentrer facilement dans mon sac… Je le laisse donc souvent à la maison et il me sert beaucoup pour tester des effets. Il est aussi très difficile à trouver…

Mon carnet Fait-main

Comme je voulais un carnet plus facile à transporter sans dépenser des fortunes (les carnets ci-dessus sont aux alentours de 15-25€), j’ai décidé de retenter l’aventure avec un carnet fait-main, où je pourrai choisir mon papier. Pour une dizaine d’euros, j’obtiens donc un carnet 30 pages à la taille idéale et avec un papier 100% coton ! Il faut bien sûr aussi avoir un peu de temps à investir. Je me suis basée sur les vidéos de Sealemon pour coudre mes pages et réaliser la couverture, vous pouvez les retrouver ici.

Mon carnet fait main.

J’ai donc utilisé un papier de la marque St Cuthbert Mills, mais cette fois-ci dans la gamme Saunders Waterford. Je ne l’ai pas encore testé, mais il devrait être agréable à travailler ! J’ai choisi un grammage inférieur que ce que je prend d’habitude, 190g/m2. De cette façon les pages se plient facilement sans craquer. Mais il faudra en contrepartie que je fasse attention à la quantité d’eau sur le papier ! J’ai utilisé une feuille entière (56×76 cm) coupée en 8 (32 pages). Et j’ai fait attention à garder tous les bords imparfaits de la feuille pour lui donner un coté un peu imparfait.

Je reviendrai vous donner mon avis sur ce nouveau carnet dès que je l’aurai un peu plus utilisé ! Et vous quels sont vos carnets aquarelle préférés ?

Quelles couleurs dans ma palette ?

Chaque fabricant de couleurs pour l’aquarelle a des dizaines et des dizaines de couleurs toute plus tentantes les unes que les autres. Alors comment s’y retrouver et comment construire sa palette idéale ?

différentes couleurs en tubes

les couleurs, un choix personnel

On dit souvent que les goûts et les couleurs ne se discutent pas ! C’est tout aussi valable pour l’aquarelle. Choisir une couleur en particulier c’est un choix tout à fait personnel. Il peut se baser sur des critères très empiriques :  la transparence, le nombre de pigment présent dans la couleur ou la solidité de la couleur à la lumière… Mais il peut aussi se baser juste sur les sentiments. Par exemple, je n’ai pas de couleurs de cadmium parce qu’elles sont souvent beaucoup trop opaques à mon goût. Et je ne pense pas ajouter d’orange à ma palette, peu importe les qualités de cette couleur juste parce que je ne l’aime pas. Par contre, je pourrai ajouter des violets et des bleus à l’infini juste parce que j’aime ça !

Alors quand on débute c’est encore plus difficile de choisir un couleur. Vous ne savez pas forcément ce que vous aimez ou pas. Mais au fur et à mesure, vous allez affiner vos goûts et pouvoir choisir une couleur qui vous convient plus facilement. Certaines marques proposent des nuanciers avec une goutte de couleur de test. C’est aussi une très bonne opportunité pour tester une couleur.

Étude ou extra-fine ?

Ici, aucun choix n’est mauvais et tout dépend de ce que vous souhaitez réaliser à l’aquarelle. Les principales différences entre la qualité étude  et la qualité extra-fine sont : la densité en pigment, parfois le liant, la fugitivité (la capacité du pigment à résister à la lumière) et bien sûr le prix. Si peindre à l’aquarelle est un hobby, une manière de se détendre et se déconnecter du travail, la qualité étude peut être juste ce qu’il vous faut. Si par contre vous souhaitez exposer votre travail et approfondir votre pratique, la qualité artiste ou extra-fine peut être plus adaptée.

Les bases d’une palette de couleurs

Ma palette idéale contiendrai : un bleu chaud, un bleu froid, un rouge chaud, un rouge froid, un jaune chaud, un jaune froid, une à deux couleurs de terre et une couleur neutre. Et avec cet ensemble de couleurs vous pouvez créer une multitude de couleurs. Le fait d’avoir la variation chaude et froide pour chaque couleur primaire (bleu, rouge, jaune) offre un très large éventail de couleur.

Mes couleurs recommandées

Alors comment ça se passe dans ma palette en ce moment ? Je n’ai pas exactement ce principe de couleurs, mais je m’en approche fortement (et libre à vous d’adapter selon vos goûts). Pour les bleus, j’ai donc du bleu outremer (chaud) et du bleu de manganèse (froid). Les rouges, rouge winsor (chaud) et alizarine cramoisie permanent (que je souhaite finir et remplacer dans un avenir plus ou moins lointain par un rose de quinacridone ou équivalent). Et pour les jaunes, le jaune winsor foncé (chaud) et le verona gold ochre (qui est une couleur de terre). Je n’ai pas de jaune froid, parce que je n’en ai pas beaucoup l’utilité. Puis dans les couleurs complémentaires, j’ai une terre de sienne brûlée et de la teinte neutre.

Les couleurs optionnelles

Avec cette base de couleurs, je peux déjà travailler de nombreuses couleurs. Mais il est souvent pratique d’avoir quelques couleurs en plus qui vous éviterons de faire les mêmes mélanges trop souvent. Elles sont là pour vous faciliter la vie en quelques sortes !

Couleurs complémentaires
Désolée pour la tête de chat…

Mais elles sont de faite encore plus personnelles ! Puisqu’elles dépendront de vos sujets de prédilection. Dans mon cas, il y a l’or vert (et c’est en partie grâce à cette couleur que je peux me passer de jaune froid), le vert émeraude, le violet de carbazole, le lavande, le bleu de cobalt et le gris de payne.

Couleurs coup de coeur

Et pour finir, il existe aussi des couleurs très particulière, des mélanges que proposent certaines marques qui sont juste des coups de coeur pour moi. Elles sont spéciales de par leur comportement sur le papier. Elles peuvent granuler énormément par exemple. Ou les pigments qu’elles contiennent peuvent se scinder sur le papier et créer des effets surprenant. Ou elle peuvent aussi contenir des pigments iridescents. Je possède deux couleurs de ce genre là : héliotrope véritable et clair de lune toutes deux venant de Daniel Smith.

Ma vision de la palette idéale présentée ici, est bien sûr amenée à changer selon mes envies et mes sujets. Peu importe le nombre de couleurs qu’on possède, l’important est ce que l’on en fait et notre créativité ! Et vous ? Avez vous des couleurs préférées dans votre palette ?

Mes pinceaux – les plus utilisés

Après vous avoir détaillés ma palette actuelle, l’étape suivante est tout naturellement de parler de mes pinceaux. Alors j’en ai beaucoup (trop). Ils se sont accumulés aux fils du temps et de mes découvertes. Voici une partie d’entre eux, mes préférés et ceux que j’utilise le plus souvent.

Les poils naturels

Assortiment de pinceaux en poils naturels
  • Raphaël, Petit gris pur 903, Nº12
  • Escoda, Reserva, nº6
  • Raphaël, Le « 803 », nº3/0
  • Raphaël, Le « 803 », nº2
  • Escoda, Reserva, nº10 (pinceau jupon)
  • Escoda, Aquario, nº18

Les synthétiques

  • Escoda, Último, 1″ (plat)
  • Escoda, Último, nº8 (sortie longue)
  • Escoda, Versàtil, nº12
  • Escoda, Versàtil, nº8 (sortie longue)
  • Escoda, Versàtil, nº6
  • Escoda, Versàtil, nº2 (sortie longue)
  • Princeton, Neptune, 1/4″ (plat)
  • Silver Brush, Black velvet, 1/4″ (forme de dague, mélange poils naturels et synthétiques)

Mes pinceaux préférés

Pendant longtemps, j’ai préféré les pinceaux Escoda de la gamme Versatil. Ce sont d’excellent pinceaux qui retiennent beaucoup d’eau et qui ont une fibre suffisamment souple pour des coups de pinceaux très libre et suffisamment raide pour conserver une forme optimale en permanence. C’est à dire que le pinceau se déforme à volonté lorsqu’on l’utilise sur le papier, mais dès qu’on retire toute pression sur les poils, ils reviennent dans leur forme initiale. 

Mais depuis quelques mois, j’ai tendance à utiliser de plus en plus des pinceaux en poils naturels (principalement en petit gris), comme le Escoda Aquario. La capacité de retenue d’eau de ce genre de pinceau est incroyable et permet de faire des grands lavis sans aucun problème. Les poils sont très très souple et donc se déforme facilement. Ils sont donc très sensibles à la pression qu’on leur impose. Ils peuvent être aussi bien utilisés pour des aplats que pour de petits détails, et sont parfait pour des traces de pinceaux « organiques ».

Les pinceaux en poils naturels ont tendance à être excessivement cher, mais il existe des imitations synthétiques un peu plus abordables très réussies, comme par exemple la gamme Último chez Escoda. Leurs fibres sont tout aussi souples que des poils naturels et ils retiennent eux aussi énormément d’eau. Je possède ces deux pinceaux depuis peu et ne peux donc pas juger de leur tenue dans le temps pour l’instant.

À chaque pinceau, son usage

Oui j’ai beaucoup de pinceaux, mais aussi beaucoup de pinceaux aux formes différentes. Bien que je sois convaincue qu’un seul pinceau soit suffisant (un pinceau lavis comme le Raphaël 803, par exemple), d’autres pinceaux dans d’autres formes peuvent faciliter la vie.

Les pinceaux plats, sont très utile pour les paysages avec un arrière plan lointain. Ils permettent de créer une montagne ou une forêt en très peu de temps et facilement. Utilisé sur la tranche ils peuvent créer des traits très fins et sur le plat ils permettent d’appliquer de la couleur sur de grandes surfaces.

Les pinceaux à sortie longue, étant très souple, permettent de créer des lignes, des courbes fines, des traits organiques en un seul coup

L’essentiel est de connaître ses pinceaux et ne pas hésiter à les essayer dans différentes situations. De cette manière vous saurez ce qui vous plait. Car oui, ce qui fonctionne pour moi n’est pas forcément ce qu’il vous faut. C’est en partie pour cette raison que j’ai amassé autant de pinceaux : au fur et à mesure j’ai appris ce que j’aimais à propos de mes pinceaux et aussi ce que je n’aimais pas. Maintenant, je suis en mesure de choisir un nouveau pinceau de manière plus réfléchie.

Bien d’autres outils à disposition

Il n’y a pas que les pinceaux, il y a plein d’autres outils qui peuvent être utilisés, et la liste dépend de votre imagination ! Voici donc un assortiment d’outils qui peuvent me servir lorsque je peins. Éponges, mousses, plumes, brosses à dents, spray, gaze, tissus… Il y a beaucoup d’objets du quotidien qui peuvent être utilisés pour créer de la texture ou des effets. Je vais planifier une vidéo avec certain de ces éléments !

Et vous quels sont vos pinceaux/outils préférés ?

Palette Mijello – ma palette principale

J’ai acheté ma première palette d’aquarelle il y a une quinzaine d’année… Depuis, j’ai continué à en acheter (ou à m’en faire offrir) de temps en temps. J’ai donc maintenant 6 palettes, ce qui est clairement trop pour une seule personne ! C’est trop mais en même temps chaque palette a son utilité. Et je vais donc vous présenter aujourd’hui ma dernière acquisition et celle que j’utilise presque que tout le temps en ce moment : ma palette Mijello.

Les caractéristiques de la palette Mijello

C’est une palette en plastique qui paraît très basique, mais qui est très bien pensée. Avec 18 espaces pour les couleurs, c’est plus que suffisant pour avoir un choix de couleurs équilibré et varié. La palette Mijello dispose aussi de deux espaces de mélange dans la côté contenant les couleurs plus deux grand espaces de mélange dans le couvercle (le couvercle contient une surface amovible doublant donc l’espace). Les godets de couleurs sont suffisamment large pour mes plus gros pinceaux et sont donc agréables à utiliser. L’immense avantage de cette palette est que le couvercle est équipé d’un joint qui isole presque complètement les couleurs une fois fermée. C’est à dire que les couleurs ne sècheront pas (ou du moins beaucoup moins vite) dans la palette fermée. C’est un bon point lorsque que l’on peint régulièrement : les couleurs ont toujours la bonne consistence pour être travaillées.

Le plastique de cette palette Mijello a aussi été étudié pour fournir un espace de mélange optimal. L’eau s’étale sur la surface de façon à avoir un bon aperçu de la couleur et de la consistence. Sur certaines surface plastique l’eau peut se comporter bizarrement comme ci elle ne voulait pas quitter le pinceau, ici ce n’est pas le cas : le résultat est beaucoup plus semblable aux palettes en métal émaillé.

Le seul point négatif de cette palette est l’impossibilité de changer son contenu facilement. Je suis habituée à modifier mes couleurs de mes palettes très rapidement selon mes envies grâce aux godets. Mais ici, les couleurs sont directement posées dans la palette et si je souhaite en changer une, je dois la finir avant !

Une palette sale ?

Vous pouvez voir sur la photo que ma palette est relativement sale. J’ai pris le parti de ne pas la nettoyer. Ce qui reste d’une précédente aquarelle, me sert pour la prochaine. Cela me permet de ne pas avoir de couleur trop pures, mais des mélanges qui rendront mes couleurs plus intéressantes. C’est très étrange au début, j’ai dû me forcer à ne pas la nettoyer. Mais maintenant que j’ai pris l’habitude, c’est en fait très pratique. Les gris sont encore plus facile à créer !

Les couleurs dans ma palette Mijello

En ce moment ma palette contient les couleurs suivantes (elles pourront évoluer avec le temps) :

Échantillons des couleurs contenues dans ma palette mijello
  • Bleu Outremer, Daniel Smith
  • Bleu de Cobalt, Schmincke
  • Bleu céruléen, Daniel Smith
  • Vert émeraude, Schmincke
  • Verona gold ochre, Daniel Smith
  • Jaune winsor foncé, Winsor & Newton
  • Laque écarlate, Winsor & Newton
  • Rouge winsor, Winsor & Newton
  • Alizarine cramoisie permanent, Daniel Smith
  • Terre de Sienne brûlée, Schmincke
  • Gouache blanche, Winsor & Newton
  • Lavande, Daniel Smith
  • Teinte neutre, Winsor & Newton