Perce-neige à l’aquarelle

Cette semaine, entre le froid et la neige, j’ai eu besoin d’un petit bout de printemps. Je me suis donc essayée à peindre des perce-neige à l’aquarelle.

Tout à commencé avec Jean Haines (une aquarelliste anglaise), qui a posté une étude de perce-neige. Ses images m’ont inspirées et j’ai essayé de reproduire sa technique, sans beaucoup de succès. C’est ce que vous pouvez voir dans la première image ci-dessus. Les fleurs sont formées à la fin de l’aquarelle avec un peu de gouache blanche. Après cet essai, je me suis dit que je devais trouver ma voie pour réaliser ces fleurs, car la technique de la gouache ne m’as pas totalement convaincue. Et cela a donc donné la deuxième image.

Comme les perce-neiges sont des fleurs blanches, cela veut dire beaucoup de peinture en négatif. Le plus délicat peut-être dans cette aquarelle, c’est finalement peindre autour des fleurs lors de la première couche et surtout ne pas les oublier ! Une fois cela fait, le reste est assez traditionnel : ajouter du contexte avec la verdure, un peu d’ombre sur les fleurs pour leur donner de la dimension… et voila ! L’autre point important est les couleurs utilisées. C’est une fleur hivernal et il est bon de faire sentir cette atmosphère pour bien comprendre l’image. J’ai donc choisi de réaliser mon aquarelle avec des tons froids. Des bleus et des violets principalement. Mais même le vert du feuillage a été pensé froid. Et pour mettre ces couleurs froides en valeur, il est toujours bon d’ajouter une zone de couleur chaude pour contraster.

Perce-neige à l’aquarelle en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Raphaël le « 803 » nº2, Rosemary & Co série 39 1/2″.
Papier : Arches satiné.
Couleurs : Bleu d’indanthrene (Sennelier), Laque de garance rose (Sennelier), Or de quinacridone (Daniel Smith), Bleu de lune (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Pont à l’aquarelle

Cette vidéo s’inscrit dans la continuité de ma précédente aquarelle de paysage urbain : la recherche d’un équilibre entre réalisme et émotion. On peut souvent se sentir attiré par les détails et ne penser plus qu’à ça. Alors dans cette aquarelle représentant un pont, je vous montre que les détails ne sont pas le plus importants.

Mon sujet est donc un pont, comme vous pouvez le voir sur mon image de référence ci-dessus. Un pont en métal, finalement pas très intéressant. La partie la plus intéressante dans cette image est certainement le contraste entre la partie droite, sans construction au-dessus et la partie gauche avec ses grands immeubles. Dans la seconde image, je vous montre que j’ai réalisé une première esquisse en plein air. C’est un challenge en soi de peindre en plein air ! Et généralement ça me stresse beaucoup et le résultat est souvent brouillon. Mais je compte bien continué parce que c’est un exercice extrêmement enrichissant. La troisième image est un image tiré de mon carnet de croquis où j’ai tenté de reproduire cette scène mais en modifiant les couleurs pour obtenir quelque chose de plus intéressant.

Et finalement l’aquarelle que je vous présente aujourd’hui en vidéo est un mélange assez équilibré de ma première version en plein air et de cette recherche colorielle. J’ai souvent pu remarquer que lorsque je peins en plein air, j’ai tendance à enlever beaucoup de détail et à être moins précise que lorsque je peins calmement chez moi. Et pourtant j’ai réussi à retrouver cet effet dans mon aquarelle finale. J’arrive plus facilement maintenant à m’affranchir des détails et essayer de conserver l’essentiel d’une image.

Pont à l’aquarelle, en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Raphaël le « 803 » nº2 et Raphaël 903 nº12 en forme ovale pointue.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu céruléen (Daniel Smith), Bleu d’indanthrène (Sennelier), Vert émeraude (Schmincke), Verona gold ochre (Daniel Smith), Or de quinacridone (Daniel Smith), Laque de garance rose (Sennelier), Écarlate brûlée de quinacridone (Daniel smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Or de quinacridone, comment l’aimer ?

Pour cette deuxième vidéo concernant une couleur, j’ai choisi de vous présenter l’or de quinacridone, qui est un incontournable pour moi !

Avant de rentrer dans les détails de cette couleur, voici, ci-dessus, mon image d’inspiration. C’est une plante carnivore, une Dionée, très délicate et d’une forme plutôt intéressante. J’ai d’abord essayé de traiter ce sujet d’une façon un peu abstraite. Et vous pouvez voir cet essai ci-dessus aussi. Cette première version m’a permis d’essayer de trouver une façon de rendre les formes de cette plante si particulière. C’était la première fois que j’essayais de peindre cette plante, alors j’avais besoin de chercher, de tester, et d’essayer, pour comprendre la plante et avoir une meilleure idée de sa structure.

L’or de quinacridone est un jaune doré, très transparent sans aucune granulation. C’est une couleur que j’utilise seule ou en mélange, notamment avec du bleu outremer. Cet assemblage de couleur me permet d’obtenir des tons de vert très naturels et facile à varier selon la densité de l’une ou l’autre couleur. Mon tube actuel est un ancien tube et possède donc le pigment PO 49, mais actuellement le mélange le plus proche et l’un des plus utilisé est PO48 et PY150. Vous pouvez avoir un aperçu des comparaisons de cette couleur dans plusieurs marques ici. Je n’ai pas encore essayé cette nouvelle version mais ça ne saurait tarder puisque mon stock baisse rapidement !

J’ai cependant oublié de préciser une petite chose dans ma vidéo. L’or de quinacridone a une capacité spéciale. Lorsque cette couleur est déposée dans une zone mouillée elle va se propager très rapidement dans la zone et elle est même capable de repousser certains pigments et de prendre donc leur place. C’est particulièrement utile lorsque l’on peint des fleurs avec un coeur jaune. Mais parfois cette capacité peut aussi nuire ! C’est une couleur qui a une fâcheuse tendance à déborder !

Aimer l’or de quinacridone

Matériel utilisé :
Pinceaux : Raphaël « le 803″ nº2, Silver Brush Black Velvet 1/4 » en forme de dague.
Papier : Arches grain torchon 300g/m2
Couleurs : Bleu outremer (Daniel Smith), Vert émeraude (Schmincke), Or de quinacridone (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), encre blanche (Winsor & Newton).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Peindre une émotion à l’aquarelle

Nouvelle année, mais les habitudes restent ! Et pour cette première vidéo de l’année 2019 (désolée de ne pas avoir posté de vidéo la semaine dernière, d’ailleurs !), je vous propose une aquarelle de paysage urbain où l’émotion est au centre de la réalisation.

Vue de Stockholm, inspiration

Comme vous pouvez le voir, entre mon image d’inspiration et mon aquarelle finale, il n’y a pas grand chose en commun en terme de ressenti. Ma photo a été prise au printemps, avec un temps superbe. Au contraire, dans mon aquarelle, j’y ai ajouté ma façon de voir Stockholm en hiver. La tristesse des jours très courts, le ciel perpétuellement couvert, l’humidité… C’est peut-être un exemple un peu trop contrasté. Mais de cette manière je peux vous montrer que, peu importe la photo, on peut toujours y instiller notre propre vision. Et peut-être que je repeindrai cette même vue au printemps prochain et elle aura une atmosphère totalement différente !

Peindre une émotion en vidéo

Premier essai, vue de Stockholm

Comme je le souligne dans ma vidéo, le choix de couleur est extrêmement important pour faire passer une émotion. Mais la composition n’est vraiment pas à négliger non plus ! Dans l’étude que j’ai réalisé avant cette vidéo, on peut voir que l’ensemble de mon image est fade. J’ai utilisé exactement les même couleurs que pour la vidéo. Mais la composition diffère légèrement dans la vidéo pour donner plus de poids aux différents éléments. Et par ce biais, elle engage un dialogue entre les différentes formes au sein de mon image. Il n’a pas fallu de grands changements : un horizon abaissé, plus de contraste dans les tailles des différentes formes… Et voilà !

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Escoda Último 1″ plat, Raphaël petit gris le « 803 » nº2, Silver brush Black velvet 1/4″ en forme de dague.
Papier : Arches grain torchon 300g/m2.
Couleurs : Bleu outremer (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), Vert émeraude (Schmincke).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Cartes de voeux abstraites à l’aquarelle

Pour faire suite à mes cartes de voeux très traditionnelles de la semaine dernière, voici une autre version : des cartes de voeux abstraites !

Comme j’aime de plus en plus faire des aquarelles abstraites, je me suis dit qu’il était totalement logique de vous proposer une série de carte de voeux abstraites. C’est peut-être un peu moins au goût de tout le monde, mais ce sont des cartes très facile à réaliser et qui ont un côté festif grâce aux pigments métallisés ! Et voici quelques gros plan de ces pigments :

Pour ces cartes, il suffit de laisser libre cours à son imagination et juste se laisser aller. Un choix de couleur restreint pour chaque carte est une bonne idée, car il permettra d’obtenir cette unité, si importante dans l’abstrait, plus facilement. Et surtout amusez-vous ! Jouez avec les formes et les couleurs. Vous pouvez aussi en profiter pour experimenter avec votre pinceau. Et étudier l’impact qu’à la tenue du pinceau et les différents coup de pinceaux sur votre papier.

La petite astuce en plus pour réussir ces cartes de voeux abstraites, si vous n’êtes pas sûre de vous, prenez une feuille plus grande que le format de votre carte de voeux, cela vous laissera la possibilité de recadrer l’image sur ce qu’il y a de plus intéressant !

Cartes de voeux abstraites en vidéo

Matériel utilisé :
Pinceaux : Silver Brush Black velvet 1/4″ forme de dague, Raphaël petit gris 903 nº12, Escoda Último nº8 à sortie longue et un couteau à palette.
Papier : Saunders Waterford grain torchon
Couleurs : Indigo (Winsor & Newton), Écarlate brûlée de quinacridone (Daniel Smith), Bleu outremer (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), Or de quinacridone (Daniel Smith).
Couleurs métallisées : Châtoiement perlescent (Daniel Smith), Cuivre iridescent (Daniel Smith), Aqua bronze or pale (Schmincke), Aqua bronze argent (Schmincke).

Et voici les cartes terminées (cliquez pour agrandir) :

Cartes de voeux abstraites à l'aquarelle

Cartes de voeux à l’aquarelle

C’est de saison ! Alors cette semaine je vous propose de peindre vos propres cartes de voeux à l’aquarelle. 3 modèles différents et facile à réaliser !

Je me suis inspirées de quelques aquarelles passées pour ces trois cartes de voeux. Vous vous souvenez peut-être de la vidéo avec 4 exemples de ciels. J’ai donc repris le ciel d’aurore boréale pour l’une des cartes. Dernièrement, j’ai peint une pomme de pin en vidéo, et j’ai aussi repris cette idée en la simplifiant pour en faire une carte de voeux. Et pour la troisième carte, c’est un simple sapin de Noël décoré de boules cuivrées et dorées.

Cartes de voeux à l’aquarelle en vidéo

Je tiens d’abord à m’excuser pour ma voix dans cette vidéo, un peu malmenée par un gros rhume !

La clé pour réussir ces petites cartes de voeux, c’est de ne pas viser un résultat trop réaliste. Une impression rapide du sujet suffit à évoquer une image pour le spectateur. Faites lui confiance ! Par exemple, ma pomme de pin est très brouillonne et pourtant je suis sûre que vous avez tous reconnu le sujet au premier coup d’oeil. Ne vous embêtez donc pas à faire des choses très détaillées et visez l’essentiel.

Et l’avantage de ces petites aquarelle, c’est qu’aucune d’entre elles ne vous demandent de savoir dessiner. Le sapin de de Noël ? Voyez-le comme un gribouillis en zig-zag et triangulaire. La pomme de pin ? encore des gribouillis, mais un peu plus arrondis. L’aurore boréale ? Juste un dégradé et quelques gribouillis pour faire des sapins au premier plan !

Pour peindre ces trois petites cartes, j’ai utilisé des peintures à effet, c’est la première fois que j’en utilise, donc je n’ai pas trop détaillé comme les utiliser au mieux. Je vais me familiariser un peu plus avec et je ferai une vidéo dédiée dans un futur proche !

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Raphaël petit gris le « 803 » nº2, Escoda Versatil nº6, Winsor & Newton Foundation nº6.
Couleurs : Indigo (Winsor & Newton), Bleu outremer (Daniel Smith), Bleu céruléen (Daniel Smith), Vert émeraude (Schmincke), Or de quinacridone (Daniel Smith), Verona gold ochre (Daniel Smith), Terre de sienne brûlée (Schmincke).
Couleurs spéciales : Or iridescent (Daniel Smith), Cuivre iridescent (Daniel Smith), Chatoiement perlescent (Daniel Smith).

Et voici les cartes terminées (cliquez pour agrandir) : 

Abstrait à l’aquarelle

Peindre abstrait à l’aquarelle est quelque chose qui m’attire et me fait peur en même temps. Et pourtant plus je m’essaie à cet exercice, plus ça me plait ! Alors comment je fait ?

Peut-être est-il nécessaire de définir la peinture abstraite. Et bien l’abstrait c’est jouer avec les formes et les couleurs pour peindre une émotion, un sentiment… sans avoir recours à une représentation de la réalité. En fait c’est juste s’exprimer sur le papier, sans peindre des choses que l’on connait. Dans les faits, j’ai souvent une image de référence tout de même. Mais je ne l’utilise pas en me disant « je veux peindre ça ». Je l’utilise plutôt comme un support pour mon imagination. Il y a dans l’image peut-être une couleur qui me plait particulièrement, ou une forme que je souhaite reproduire, ou peut-être juste une énergie…

Photo d'ombelles

Pour cette aquarelle abstraite, je me suis reposée sur l’image ci-contre. Oui, la même image que la semaine dernière. Et pourtant, mon résultat n’as plus grand chose à voir avec cette image d’inspiration. Mon cheminement a été : je veux reproduire l’espace blanc au sein d’un espace coloré en utilisante que des formes verticales et horizontale. Puis… et bien je me suis laissée aller et j’ai essayé de suivre ce qui émergeait sur le papier.

Carnet de croquis Urban Sketch Book Sennelier

Dans ma vidéo (voir ci-dessous), je vous explique que j’utilise un papier un peu particulier. C’est un carnet de croquis Sennelier qui a la particularité de s’ouvrir en accordéon. L’avantage, c’est qu’il n’y a aucune reliure. Et il pourrait permettre de faire un grand croquis en format paysage panoramique. Le papier est du 100% coton et c’est un vrai plaisir de peindre dessus !

L’abstrait à l’aquarelle en vidéo

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Raphaël petit gris le « 803 » nº2, Silver Brush Black velvet 1/4″ en forme de dague.
Papier : Urban Sketch Book Sennelier
Couleurs : Or de quinacridone (Daniel Smith), Écarlate brûlée de quinacridone (Daniel Smith), Lavande (Daniel Smith).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquer pour agrandir) :

Fleurs blanches à l’aquarelle

Cette semaine je peins des fleurs blanches, des fleurs sauvages bien sûr ! C’est un sujet qui représente un petit défi : peindre du blanc à l’aquarelle…

Fleurs sauvages blanches

Mon image d’inspiration est très simple, juste deux belles ombelles de fleurs sauvages. Lorsqu’on débute avec la peinture en négatif, il est toujours plus facile de commencer avec des sujets très simple pour comprendre comment cela se passe. Et derrière ce nom, peinture en négatif, se cache un concept assez simple. Au lieu de peindre le sujet, on peint autour du sujet. Et c’est une technique très importante lorsque le sujet est un élément blanc. Comme vous le savez, à l’aquarelle, on n’utilise pas de blanc. Alors bien sûr il existe des peintures aquarelles blanches et la gouache et les encres blanches et les stylos blancs… Mais parfois il est préférable de garder le papier blanc. Car ajouter de la matière blanche peut alourdir une image. Alors que travailler avec le blanc du papier et la transparence de l’aquarelle apportera plus de légèreté.

Peindre en négatif est plus facile qu’on ne croit ! Et surtout avec un sujet comme des fleurs, c’est encore plus simple. Car il est toujours possible de modifier la forme des fleurs en récupérant des pigments qui sont sur le papier ou en ajoutant à d’autres endroits. Et si vous n’êtes pas tout à fait sûr vous pouvez aussi flouter la zone et la dégrader vers le blanc pour donne un effet de flou. La petite touche en plus pour donner plus de vie aux fleurs blanches, c’est d’ajouter de la couleur très très diluée dans la zone blanche. Cela donnera un peu de volume et de texture à la fleur !

Fleurs blanches à l’aquarelle en vidéo

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Raphaël 903 nº2, Silver Brush Black velvet 1/4″ forme de dague.
Papier : Arches grain torchon.
Couleurs : Bleu outremer (Daniel Smith), Vert émeraude (Schmincke), Verona gold ochre (Daniel Smith), Or de quinacridone (Daniel Smith), Terre de sienne brûlée (Schmincke).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Vert émeraude, comment l’aimer ?

Cette semaine, je vous propose une vidéo légèrement différente. Plutôt que d’axer ma démonstration sur un sujet, je vous parle d’une couleur en détail : le vert émeraude.

Cette idée m’est venue après plusieurs remarques d’amis et d’abonnés à ma chaîne. Le vert émeraude est une couleur qui paraît tellement artificielle et pourtant c’est le seul vert de ma palette actuellement. Pendant très longtemps, j’utilisais l’or vert, le turquoise de phtalo, et le vert fond-marin (Daniel Smith). Mais j’ai toujours préféré mélanger mes verts et encore plus après avoir découvert l’or de quinacridone (d’ailleurs de le vert fond-marin est à la base un mélange d’or de quinacridone et de bleu outremer). Et dans cette idée de mélange, le vert émeraude est la couleur idéale pour donner un peu de pep’s à une couleur ou d’arriver plus vite à un vert plus naturel. Il ne faut pas penser cette couleur comme une couleur à utiliser seule, mais plutôt comme une couleur d’accompagnement, très utile pour des mélanges.

Pour cette aquarelle, je n’ai pas de croquis à proprement parler ou d’image d’inspiration à vous montrer. On peut dire que cette aquarelle a été en quelques sortes inspirée par des chardons et le nature en automne… Cependant, j’ai tout de même réalisé des petites études que voici.

Ces deux petites aquarelle ont peut-être une meilleure composition que l’aquarelle finale, mais surtout elles explorent deux pistes différentes pour l’utilisation du vert émeraude. L’une est travaillée avec l’alizarine cramoisie permanent pour donner ces teintes neutres et l’autre se tourne un peu plus sur les possibilités turquoises de ce vert. Et finalement l’aquarelle que je vous présente en vidéo rassemble ces deux visions !

Aimer le vert émeraude en vidéo

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Raphaël petit gris « le 803″ nº2, Silver Brush Black velvet 1/4 » forme de dague.
Papier : Canson Héritage grain torchon.
Couleurs : Bleu de cobalt (Schmincke), Vert émeraude (Schmincke), Or de quinacridone (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), Teinte neutre (Winsor & Newton).

Si vous souhaitez voir plus d’aquarelles réalisées avec du vert emeraude, allez voir celles-ci : une pomme de pin à l’aquarelle, déconstruction d’une nature morte.

Et voici donc l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :

Façade à l’aquarelle dans le style expressionniste

Cette semaine, je peins une façade d’une maison, mais plutôt que de la traiter comme un croquis de carnet de voyage ou un dessin architecturale, j’essaie d’appliquer certaines astuces que j’utilise pour peindre des fleurs !

Façade d'une maison arrageoise

Mon image d’inspiration (voir ci-contre) a été prise lors de mon dernier voyage en France à Arras. Son architecture est assez typique des maisons du coin : briques rouges et pierres calcaire. Mais le petit truc en plus dans cette maison, c’est la couleur des huisseries ! Bleu turquoise ! Dès que je l’ai vu, j’ai su qu’il fallait que j’essaie de la peindre. Et elle présente tout de même quelque défi : cette façade a une perspective très prononcée qu’il va falloir que je reproduise !

Croquis d'une maison arrageoise

La perspective, ce n’est pas mon truc. Je connais la technique, mais j’ai toujours du mal à l’appliquer. Alors pour pallier à ça, j’ai pris mon temps sur le dessin. J’ai observer la façon dont les lignes se croisent et j’ai fait attentions plus particulièrement aux espaces négatifs (par exemple, le morceau de ciel autour du toit de la maison). Je me suis aussi simplifier la tâche en simplifiant la maison : j’ai enlever une paire de fenêtres, et j’ai supprimé l’arc de cercle de pierre blanche. Et grâce à tous ça, j’ai réussi à faire une perspective a peu près correcte. Et pour la reproduire sur mon papier aquarelle, là aussi j’ai pris mon temps. J’ai commencé par tracer les grandes lignes avec une règle en faisant particulièrement attentions aux différentes inclinaison. Et pour le reste, comme je savais que je voulais un style expressionniste et un peu pris sur le vif, je n’ai pas cherché la précision, mais plutôt j’ai cherché à avoir du caractère dans mes lignes.

Une façade à l’aquarelle en vidéo 

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceau : Raphaël petit gris le « 803 » nº2.
Papier : Arches en grain torchon.
Couleurs : Bleu outremer (Daniel Smith), Bleu céruléen (Daniel Smith), Vert émeraude (Schmincke), Verona Gold Ochre (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), Rouge winsor (Winsor & Newton), Terre de sienne brûlée (Schmincke), Neutral tint (Winsor & Newton).

Et voici l’aquarelle terminée (cliquez pour agrandir) :