Décomposition d’une nature morte à l’aquarelle

La semaine dernière, je peignais une nature morte, travail d’observation avant tout. Mais cette semaine, je me base sur les souvenirs que je garde de la scène pour créer une « décomposition » de ma première peinture, plus spontanée et libérée.

Photo de mon aquarelle de nature morte à côté du modèle.

Le travail d’observation est une bonne chose pour apprendre à… observer et dessiner avec de bonnes proportions. C’est intéressant à faire mais le résultat final peut-être un peu trop rigide. Alors pour se détendre un peu et mettre en pratique ce que l’on vient d’observer, je vous propose de créer une « décomposition ». Il y a peut-être un terme bien plus savant pour définir cela. Mais ce que je veux dire c’est juste de reprendre les éléments de la première peinture et de les retravailler de manière spontanée et expressive. Pas d’image de référence, car ici l’important est de se baser sur nos souvenirs et notre ressenti.

Décomposition d’une nature morte à l’aquarelle

Pour cette peinture, j’ai essayé de ne pas trop réfléchir à la composition, les couleurs, le dessin… J’ai juste laissé faire. Le crayonné a été fait très rapidement sans aucune précision. J’ai déplacé, superposé, enchevêtré les éléments de ma première scène pour en créer une nouvelle. Peut-être que cette nouvelle composition n’est pas parfaite, mais ce n’est pas ce qui compte. L’important c’est de se laisser aller et de seulement créer.

Le résultat final est assez brouillon, mais il possède à mon avis plus d’impact que ma précédente version et surtout il raconte une histoire. Une histoire d’été, de fruits, de fraîcheur. Alors peut-être, cette image n’est pas encore aboutie, il y a sûrement du travail à fournir encore, mais j’ai le sentiment d’avoir fait un pas dans la bonne direction et je me suis réellement exprimée sur la feuille !

MATÉRIEL UTILISÉ :
Pinceaux : Escoda Aquario nº18, Raphaël le « 803 » nº2, Silver Brush Black Velvet 1/4″ forme de dague.
Papier : Arches grain fin
Couleurs : Bleu outremer (Daniel Smith), Alizarine cramoisie permanent (Daniel Smith), Jaune winsor foncé (Winsor & Newton), Vert émeraude (Schmincke).

Et voici donc l’image finale et un détail (cliquez pour agrandir) :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.